Etymologie de Sádaba par André Sordes

                                                     

 

                             

 

                                                                                          Etymologie de Sádaba

 

  l- Recherches infructueuses

 

 En réponse à ma demande de renseignements datée du 11 mai 2000, l’Alcalde de Sádaba a eu l’extrême gentillesse de m’adresser :

Sádaba y su Christo, une plaquette rédigée par l’Evêque de Jaca, Antolin López  Pelaez. Academico de la Historia, secunda ed.1920 ;

Une photocopie de la page 207 du Diccionario Geografico 1845-1850 Provincia de Zaragoza, de Madoz Pascual ;

Une photocopie de la page 599 du Catalogo Monumental de Espana- Provincia de Zaragoza- Madrid Instituto Diego Velasquez 1957 par l’Abad Rios Francisco.

Mais cette documentation ne m’a   pas permis de découvrir l’étymologie de ce toponyme.

Dans sa plaquette Sádaba y su Christo, l’Evêque de Jaca écrit :

« p.21-Muy populosas ciudades aragonesas, por falta de documentos autenticos, sufren el dolor de ver invuelto en tinieblas y sepultado en el olvido su pasado.

p.17- Por desgracia, aunque todo indica la grandeza de Sádaba en otros tiempos…es muy poco lo que en sus archivos y en las paginas de la historia hemos podido respecto a nuestro asunto encontrar.

p. 27- El primer documento conocido donde se encuentra su nombre,  es uno de 1099.

p.24-Quiren algunos que su existencia  se remote a la época romana, cosa que, por otra parte nada tiene de inverosimil para el que conozca cuan apreciado de los Romanos era el territorio de las Cinco Villas. » L’auteur déplore le manque de documents antiques et ne fait aucune allusion  à l’étymologie de Sádaba ! 

L’extrait du  Diccionario de Madoz Pascual (1806-1870), dont le texte est repris par la Diputacion General de Aragón con fecha 1985, étudie par contre le problème :

«El nombre de esta poblacion parece provenir de la voz oriental sebub, cuyo plural es sebubay ; por eufonia pudo trocarse la b en d. De Sebubay, con muy sencilla degeneracion, viene a decirse Sádaba. Es muy verosimil que los Romanos tradujeron en su idioma este nombre como lo hicieron con los de otras muchas ciudades y por ello nos diese Ptolemeo una llamada Muscaria, en la region de los Vascones, donde se encuentra Sádaba. Este nombre, en el pais que mas ha conservado las etimologicas de los primeros origines de nuestro idioma, ha prevalecido sobre  el de Muscaria .»

 Nadoz utilise les graphies sebub, et sebubay au pluriel avec le sens de mouches, mais on ignore ses sources et la date d’origine de ces graphies. On sait que le phénicien a servi de langue véhiculaire pour les divers peuples présents dans le sud de l’Espagne et dans les régions voisines de la côte méditerranéenne ; et dans les langues sémitiques, comme le phénicien et l’hébreu, deux langues sœurs,  on n’écrit que les consonnes, mais si on consulte la Bible, les rédacteurs ont prévu des signes diacritiques qui indiquent les voyelles et précisent la prononciation des consonnes. Or au  chapitre X de l’Ecclésiaste, on peut lire au premier verset : זְבוֶּבֵי , pour les mouches, soit de droite à gauche zé, v, ouè, vé, i…c’est-à-dire  zévouèvéi.

La première consonne, à droite, זְ est un zayine, un z, et non un s qui serait soit un samekh  ס , soit un sine . Les deux points au-dessous, un shéva, représentent la voyelle é, souvent pratiquement muette.שׂ

La deuxième consonne   ב, veth, représente  un v bilabial. Pour un beth, un b, il faudrait   , c’est-à-dire avec un daguesh, un point à l’intérieur de la lettre.

 Le signe central  וּ  est un vav pointé ; c’est-à-dire le son u, le ou du français. Avec un ségol, les trois points au-dessous וֶּ  , qui représentaient un é bref, on avait une ancienne diphtongue oué qui deviendra ow, puis oo.

Le quatrième signe avec deux points au-dessous pour la voyelle,   בֵ  ,    c’est un accompagné d'un tséréh,d’un é, et quand on ajoute le  י, le i, on a véi pour la dernière syllabe avec la diphtongue éi.

 Au pluriel le mot se prononçait donc  zévoovéi, ou zvoovéi, avec o ouvert, et l’accent tonique sur la dernière syllabe véi. Quant au singulier c’était voov, ou zvoov.

 A noter qu’en hébreu moderne, si le singulier est toujours, זבוֹב, zvov, le pluriel est  זבוֹבים  , zvovim.

 Si l’on compare Sádaba avec sebubay, ou plutôt avec la graphie zévoovéi*,  qui serait plus exacte,   on constate qu’il y a :

un S au lieu d’un Z

un a au lieu d’un é

un au lieu d’un v en position forte, puisque en début de syllabe

un a au lieu d’un o

un b au lieu d’un v en position forte, puisque en début de syllabe, qui plus est accentuée

un a au lieu de éi.

Quant à l’accent tonique, il porte sur la première syllabe Sa dans Sádaba et sur la dernière dans zévoovéi.

En définitive, ces deux mots ont bien trois syllabes chacun mais, n’ayant aucun phonème vraiment semblable, il nous est difficile d’admettre que Zévoovéi soit à l’origine de Sádaba ! Madoz est du reste lui-même très sceptique puisqu’il écrit parece provenir de Sebubay (semble provenir de Sebubay)…por eufonia pudo trocarse la b en d (le b a pu se changer en d par euphonie), ce qui donnerait Sedubay. (Or on ne voit pas très bien pourquoi il y aurait une mutation euphonique !) Et il explique enfin le passage de Sedubay à Sádaba comme l’effet d’une simple dégénération !!!

Alors que son article traite de Sádaba en Aragon, il signale que Ptolémée a mentionné une cité appelée Muscaria (la Cité des Mouches ?) au Pays Basque où il y a Sádaba, et que l’Anonyme de Ravenne, géographe du Vlle siècle, associe Sádaba à Sobobrica. Mais pour Wilheim von Humboldt (1767-1835), « on ne peut s’en rapporter au Ravenate pour l’exactitude des noms, ni pour l’exactitude des lieux …et d’autre part, la finale brica est celtique, alors que des toponymes tels que Salduba sont d’origine ibère ».

 Quant à l’Abad Rios Francisco, dans son Catalogo Monumental, page 599, il semble s’inspirer de l’étude de Madoz,  puisqu’il écrit également : «  El nombre de esta poblacion parece provenir de la antigua Sebut.La cita Ptolemeo en la region de los Bascones. »

 Les toponymes Muscaria et Sobobrica ont peut-être bien existé au Pays Basque, mais l’examen des documents mentionnés ci-dessus ne permet pas d’assurer que l’étymon de Sádaba, cité d’Aragon, soit Sebut ou Sebubay.

J’écris à Monsieur Francisco Marco Simon, professeur à l’Université de Zaragoza, Departamento de Ciencias de la Antiquedad, en septembre 2000, pour lui demander son avis à propos de l’étymologie envisagée par Madoz, et j’en profite pour suggérer que  Sádaba pourrait venir de Salduba, puisqu’on a répertorié plusieurs Salduba dans la Péninsule Ibérique. Dans sa réponse il reconnaît que l’étymologie toponymique est une question épineuse, mais il lui semble néanmoins que la racine de Sádaba ne peut être rattachée ni à Sebub (c’était bien mon avis), ni à Salduba (et là je suis déçu !).

 Le problème est  resté en suspens depuis 2000… et j’y reviens  en 2013 !

 

  II- Rappels  nécessaires.

 

 Définitions :

 Dans une syllabe,  la ou les consonnes, occlusives ou spirantes, situées avant la voyelle sont croissantes et explosives.

Situées après la voyelle, elles sont décroissantes et implosives.

L’explosion est bien plus  nette que l’implosion.

 L’accent tonique :

 Alors qu’en français l’accent tonique porte sur la dernière syllabe d’un mot isolé, ou d’un groupe phonétique exprimant une idée, par exemple garçonnet……..mais ungentilgarçonnetparticulièrementdégourdi, en espagnol et en latin il en est tout autrement.

 En espagnol :

Les mots de deux syllabes ou plus qui se terminent par une voyelle, ou par n, ou s, ont l’accent sur l’avant-dernière syllabe. Exemples : padre, bonito, Sevilla, Toledo, Carmen, orden, pescadores,Valdepeñas.

Les mots terminés par une autre consonne que n ou s… ou par y, ont leur accent surla dernière syllabe. Exemples : tomar, fidel, complicidad, Madrid, Motril,  estoy, Alcoy.

Les mots qui font exception à ces règles portent un accent apparent. Exemples : Francés, compás, Cáceres, perdón, percepción, composición, románico, sábana, sátiro, Córdoba, Málaga.

En latin :

Quantité des voyelles :

Une voyelle suivie d’une autre voyelle est brève. Exemples : leo, dea, deus, clipeus.

Une diphtongue (ae, au, oe, eu) est longue : Caesar, aurum, Poenicus, neuter.

Une voyelle suivie de deux consonnes est longue, depuis le premier siècle avant Jésus -Christ : arma, magnus, porcus, pulsus, quartus, ordo.

Accent :

Les mots d’une seule syllabe sont accentués. Exemples : pax, dux, bos, nox, nux, res.

Les mots de deux syllabes ont la première syllabe accentuée. Exemples : domus, mensa, mare, Roma, Pater Noster.

Pour les mots de plus de deux syllabes : 

Si l’avant-dernière syllabe, la pénultième, se termine par une consonne, cette syllabe porte l’accent. Exemples : paternus, internus, libertas, escendo.

Si l’avant-dernière syllabe se termine par une voyelle, il convient de savoir si cette voyelle est longue ou brève, en consultant éventuellement un dictionnaire :

Si la voyelle  est longue, cette syllabe pénultième est accentuée. Ex. : cantator, decorus, litteratus, natura, natalis, peritus. Si cette voyelle est brève, l’accent porte sur l’avant-avant-dernière syllabe, l’antépénultième. Ex. : dominus, corpora, periculum, puritas, ridiculus, pauperes spiritu.

Force relative des syllabes, par ordre décroissant : syllabe tonique, syllabe initiale, syllabes finale et protonique interne, syllabe pénultième atone.

D’autre part, une syllabe terminée par une voyelle est ouverte, une syllabe terminée par une consonne est fermée. Une syllabe fermée est longue, que la voyelle soit longue ou courte. Donc la syllabe la plus marquée est une initiale tonique et, qui plus est, fermée.

 

III-  Etymologie de Sádaba.

Prononcé en espagnol,  on devrait dire normalement Sadába, puisque ce mot de trois syllabes est terminé par une voyelle, mais s’il fait exception, comme du reste pas mal d’autres mots, tels sábana, sábado, táctica, técnico, lástima, Córdoba, etc. c’est qu’il y a, bien sûr, une raison particulière.

La romanisation de l’Espagne commence au deuxième siècle avant Jésus-Christ et le latin vulgaire devient progressivement la langue véhiculaire de tout le pays. Au cours des siècles il y a évidemment une lente évolution de cette langue au contact des divers substrats linguistiques, et au Vllle siècle on note l’apparition du castillan et de l’aragonais.

D’après les historiens, Sádaba est l’une des plus anciennes cités d’Aragon, mais le toponyme n’apparaît dans un texte castillan qu’en 1099. On ignore donc son orthographe et sa prononciation en latin, mais si l’espagnol a transgressé ses propres règles en plaçant anormalement l’accent sur la première syllabe au lieu de la deuxième, il faut croire que la forme latine à l’origine de la graphie espagnole avait une première syllabe particulièrement marquée, c’est-à-dire que cette initiale devait être non seulement accentuée, mais avoir en plus une autre caractéristique, la longueur. Or pour que la syllabe Sa soit longue, même avec une voyelle éventuellement brève, il fallait qu’elle fût fermée, c’est-à-dire terminée par une consonne. En latin il devait  donc y avoir une consonne entre Sa et da, ce qui avait pour effet d’allonger la syllabe et la voyelle, puisque celle-ci était alors suivie de deux consonnes.                      

Mais quelle pouvait bien être cette consonne ? Située dans une syllabe initiale forte et longue, il est évidemment paradoxal qu’elle ait disparu et il faut donc penser qu’elle était particulièrement faible de nature. Nous écartons les occlusives, car leur articulation est trop nette… et parmi les spirantes nous privilégions les liquides R et L.

En effet ces deux consonnes font preuve d’une grande malléabilité,  puisqu’il leur arrive même de se confondre. (Voir Annexe du texte Origine des Sordon). La mutation était facilitée quand elles se trouvaient après la voyelle, car elles étaient alors implosives, c’est-à-dire articulées faiblement, et nous pensons plutôt à la consonne L car elle était d’autant plus fragile dans cette position qu’il s’agissait en fait en latin d’un L vélaire et non alvéolaire. (Pour articuler un L vélaire la pointe de la langue touche les incisives ou les alvéoles supérieurs, la partie centrale du dos de la langue s’abaisse et la racine se relève en arrière. Le souffle s’échappe sur les côtés de la langue, près de la zone qui produit le son voyelle u, ou en français, et l’impression acoustique n’est pas nette.) L’amuïssement du L situé entre Sa et da s’explique facilement car l’augmentation de pression que demande l’occlusive d venant après cette spirante attire l’attention des organes phonateurs sur le d en négligeant la consonne L, c’est-à-dire en ne veillant pas notamment à lui donner l’aperture voulue.  Or si l’aperture d’une spirante quelconque augmente légèrement on obtient un simple souffle  H et on a du prononcer Sáhdaba avant d’arriver à Sádaba, avec une première syllabe accentuée et longue. L’ancien L vélaire ayant disparu verbalement dans cette syllabe accentuée à une certaine époque, on comprend que les scribes aient cessé de le transcrire en 1099.          

Deux exemples  montrent la disparition possible de ce L en espagnol : le latin cultellus,  a donné cuchillo dans cette langue, alors qu’on avait coltel en français du XIIe ; et le bas-latin pultrella, ou plutôt pullitra, avec un u long et l’accent sur la première syllabe, a donné potra, pouliche, en espagnol, avec un o long et accentué,  alors qu’on trouve  poltrel en français en 1160, et poltra en catalan actuel. On peut donc fort bien concevoir l’existence d’une formeldaba* antérieure à Sádaba.

Voir remarque 3.

Considérons maintenant le toponyme espagnol Córdoba correspondant à une cité dont l’origine est sans doute aussi ancienne que celle de Sádaba. Ce nom de trois syllabes,  terminé par une voyelle, est également accentué anormalement sur la première syllabe, mais comme dans sa forme latine attestée, et normale, Corduba. On constate une dilation, c’est-à-dire une assimilation à distance,parinertie, du u atone par le o accentué. Comme les graphies Sáldaba* et Córduba sont  contemporaines et présentent une structure quasiment semblable, à part la consonne initiale, on peut  envisager que le deuxième a atone  de Sáldaba* est le résultat d’une dilation d’un u particulièrement atone  de la  syllabe pénultième par le a particulièrement tonique de la première, c’est-à-dire qu’on avait Salduba antérieurement, terme à l’origine de plusieurs cités dans la péninsule ibérique. Voir Remarque 2.

Nous pensons donc que le toponyme Sádaba ne peut pas avoir Sebubay pour origine, mais qu'il vient de Salduba !

En fait les trois syllabes n’étaient pas Sal-du-ba au début, mais Sald-u-ba… évolution d’un plus ancien Sard-uba, la rivière, puis la ville des Sard(an),ou des Sord(on). (Voir Origine des Sordon du Roussillon.)

 

 

                                                                                                 Remarques

                                                                                       

1- Quand l’étymologie des différentes parties d’un mot est évidente pour le sujet parlant, ce mot ne subit aucune modification, car la force psychique est plus grande que la force mécanique susceptible de jouer. Mais par suite de l’antiquité de la création de Sádaba et de l’absence de documents, le souvenir des Sardan a complètement disparu de la mémoire collective après la romanisation et les Sadabeses ont perdu la notion de l’étymon. (Près de Valladolid, il  existe quand même une localité, dont la création remonterait à l’Antiquité, mais qui est encore appelée Sardon de Duero !)

2- Rappelons que Salduba, la ville antique située à l’embouchure du Salduba, futur Rio Verde, est devenue Marbella lors de la conquête arabe; Salduba, située à l’embouchure de l’Ebre, est devenue Hibera Iulia Augusta Dortosa, puis Tortosa ; Salduba, plus en amont, détruite au premier siècle avant Jésus-Christ, a été reconstruite sous le nom de Caesar Augusta, future Zaragoza ; mais la  Salduba située en Andorre, c’était en fait Soldube, c’est Soldeu de nos jours… non loin du parc naturel de la vallée de Sorteny. (Voir Origine des Sordon du Roussillon.

 3- Quand, par négligence, l’aperture du L  vélaire en fin de syllabe et devant une consonne occlusive a trop augmenté en passant en espagnol, il n’y a pas eu production du souffle H, mais de la voyelle u, le son ou du français cou, car cette voyelle a la même zone d’articulation qu’un L vélaire et profite de ses vibrations glottales. Par exemple, du latin alterum, il y a eu d’abord auterum*, avec une diphtongue au, et plus tard la voyelle intermédiaire entre A et U, c’est-à-dire O, et on a l’espagnol actuel otro. De la même façon, du latin talpa on est passé en espagnol à taupa*, puis à topo, une taupe.

La proximité d’un L vélaire et de la voyelle U peut être illustrée par le mot qui désigne actuellement un endroit planté de saules en espagnol : salceda ou sauceda !

Mais cette mutation est tout de même rare en espagnol puisqu’on a une foule d’exemples comme alba, dulce, golpe, falta, saltar, etc. etc. qui dérivent du latin, et qui ont conservé le L placé dans les mêmes conditions.

4- En français le L vélaire, utilisé autrefois, a été remplacé par une voyelle, comme on peut le voir  dans les exemples suivants :

Du latin alter, on a altre en 1080 et autre de nos jours ;

de même, du  bas-latin dalfinus, on a dalfin au Xlle, puis dauphin ;

du latin falsus, fals en 1080, puis fau;

du latin populaire aliquunus, on a alcun en 980, puis aucun ;

du latin pulvis, puldre en 1080, puis poudre ;

du latin pulmonis, pulmum en 1080, puis poumon etc.

En français actuel on n’utilise plus le L vélaire, ou sombre, mais un L  alvéolaire, ou clair, et on n’a aucune difficulté à prononcer altérité, Delphine, falsifier, albinos, pulvériser, et pulmonaire. Mais nous devons alors faire attention quand nous voulons parler anglais car, dans cette langue un L  devant consonne ou en position finale est un L vélaire ! A titre d’exemples : milk, palm, cold, meal, fall,pill, council, peopl(e), bottl(e).

 

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